Le vice-président iranien chargé des affaires scientifiques, technologiques et de l’économie du savoir, Hossein Afshin, a déclaré que le gouvernement porterait plainte auprès des instances internationales au sujet des attaques perpétrées par les États-Unis et le régime israélien sur les centres scientifiques iraniens.
Hossein Afshin a annoncé mercredi que la documentation détaillée des aspects juridiques et internationaux des attaques menées contre les centres scientifiques iraniens figurait parmi les priorités du gouvernement.
Il a ajouté que la présidence avait entamé les démarches officielles auprès des instances internationales pour faire suite à ces plaintes.
M. Afshin a dénoncé les attaques contre les infrastructures scientifiques et universitaires iraniennes et les a décrites comme agression contre les biens, les équipements, les fondements de la production du savoir, la formation des ressources humaines spécialisées nécessaires pour assurer l’avenir du développement du pays.
« Par conséquent, nous sommes en train de collecter tous les documents techniques, les rapports d’experts et les preuves de terrain afin de les présenter par les voies légales aux instances internationales compétentes », a déclaré M. Afshin.
Il a souligné que les instances scientifiques iraniennes attendaient de la communauté internationale une « réaction claire et explicite pour condamner les attaques perpétrées contre les universités et les centres de recherche ».
Le vice-président iranien a insisté sur le fait que le monde devrait prendre connaissance de tels « crimes » et a noté que la consignation de ces événements devant les instances juridiques internationales est une « nécessité incontestable ».
« Le silence ou l’inertie face aux attaques contre des centres non militaires, notamment les universités, contredisent ouvertement les principes reconnus du droit international et le principe de soutien à la science et à l’éducation », a fait remarquer le responsable iranien.
Les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre d’agression non provoquée contre l’Iran le 28 février. Ils ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et ont frappé des installations nucléaires, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures civiles.
Le 6 avril, l’Université de technologie Sharif à Téhéran a été attaquée. L’attaque a causé d’importants dégâts à la Faculté de génie civil, au Département de philosophie des sciences, aux Instituts de recherche en nanotechnologies et environnement, à l’Institut de recherche convergente et à la Faculté de génie électrique.
L’attaque menée contre l’Université Sharif a fait suite à un autre crime de guerre perpétré plus tôt le 3 avril, lorsque des installations de l’Université Shahid Beheshti à Téhéran, dont celles de l’Institut de recherche sur les lasers et les plasmas, ont également été gravement endommagées lors d’attaques ennemies.
L’Université des sciences et des technologies, la Faculté de pharmacologie de l’Université de Chiraz, l’Université de technologie d’Ispahan, une partie du campus des sciences et technologies et le campus de l’hôpital vétérinaire spécialisé de l’Université d’Ourmia ont également été touchés lors de ces agressions illégales de l’alliance américano-israélienne.